Cela fait maintenant un peu plus de 3 mois que j'ai quitté mon statut de salarié pour me lancer de nouveau sur le chemin de l'entrepreneuriat. Et oui, après l'échec il y a 7 ans de ma première société, je replonge de nouveau dans l'inconnu mais cette fois la situation est bien différente à bien des égards. Je vous propose donc un petit retour sur mon départ du Compte CO2, sur mes premières semaines d'activité et sur mes différents projets à venir. C'est parti !

Un départ inéluctable

Cela faisait 5 ans et 8 mois que j'étais au Compte CO2 lorsque je suis parti en Avril dernier. Arrivé comme premier salarié, j'avais été séduit par la problématique à impact de l'entreprise et de son potentiel, ainsi que par le charisme de son fondateur, Jean Luc Baradat. Je venais de terminer l'expérience du Camping avec Paul-Adrien Menez et la team de Zéro Gâchis, et même s'il y avait des offres d'emploi plus intéressantes sur d'autres aspects, le fait de travailler de nouveau dans une entreprise à impact était pour moi le plus important.

Toute l'infrastructure technique était à l'époque en Java réalisée par un prestataire externe. L'objectif de mon recrutement était de prendre en main cette infrastructure et de préparer son remplacement. J'ai choisi d'aller rapidement vers une infrastructure totalement en JavaScript. Que cela soit sur les bases de données (MongoDB), les serveurs (HapiJS, Express) ou encore les applications clientes (Angular, React, React Native), tout était pensé et écrit autour du JS.

Rapidement ma mission a dépassé le cadre simple de la partie technique, et au fur et à mesure du temps j'ai pris le pas sur le marketing et sur le recrutement. Je n'étais pas forcément dépaysé puisque j'ai toujours fait aussi du marketing dans mes expériences précédentes. Et après mon expérience à Morlaix avec Emka Studio, c'était aussi l'occasion d'aller plus loin sur ces parties notamment sur le recrutement. En startup, il faut avoir une vision transversale de l'activité pour prendre des décisions. On ne fait rarement qu'un seul boulot..

En startup, c'est un peu les montagnes russes en terme d'activité, d'énergie et d'émotions. C'est justement ce côté qui a été plus compliqué durant l'année 2018, une année noire sur pas mal de points, ce qui a abouti à mon départ. Ma motivation derrière le projet n'était plus ce qu'elle était au début, et au bout de ces cinq années et demi, il était temps de partir vers d'autres défis. Quand on n'a plus l'énergie, il est difficile de mener à bien une équipe vers de nouveaux horizons.

Aujourd'hui, l'entreprise est toujours là avec une super équipe, et je ne peux que vous recommander d'aller y faire un tour si vous cherchez une banque responsable ayant un impact au quotidien sur le climat. Comme dit auparavant ailleurs, merci à tous ceux qui ont fait ce bout de chemin avec moi au Compte CO2 !

Formateur à Code.bzh

Logo Code BZH - ISEN - Brest

Quelques jours après le Compte CO2, j'ai intégré une Grande École du Numérique  (GEN), Code.bzh, comme formateur sur le marketing et le développement. J'y suis toujours actuellement à un rythme de quelques jours par semaine. L'expérience est extrêmement enrichissante sur plein d'aspects.

La classe comporte 24 apprenants de 18 ans à 51 ans où il y a une parfaite parité (12 femmes, 12 hommes) avec une variété d'expériences, la moitié n'a pas le bac, et d'autres ont un bac+5. La richesse de cette mixité crée un environnement propice à cet apprentissage du code et à cette acculturation aux métiers du numérique.

Côté marketing, on a fait beaucoup de cas pratiques et d'oraux sur des sujets comme le business canvas, le growth hacking, le référencement naturel et payant, la stratégie webmarketing, l'acculturation startup, ...  Ils ont développé également des sites personnels sur des sujets variés pour mettre en pratique ce qu'on voyait en cours.

Côté développement, je suis pas mal intervenu sur le JavaScript autour des bases, de Node, de Mongo et d'API à travers la réalisation de différents projets. De la même manière je leur ai appris les rudiments de Git au début de la formation.

Le niveau atteint après quelques semaines, sans aucune connaissance ou presque au préalable du développement ou du marketing, est tout simplement extraordinaire. En mettant en pratique les connaissances acquises à travers des projets clients, des projets internes ou des cas pratiques, le niveau n'a eu de cesse d'augmenter.

Si vous avez besoin de stagiaires, d'alternants ou même de contrats, n'hésitez pas à les contacter !

Des nouveaux projets

Au delà de l'expérience à Code.bzh, je suis aussi intervenu dans d'autres structures sur de la vulgarisation numérique comme Ouest Startup en tant que mentor technique pendant la dernière saison.

Je suis d'ailleurs disponible en tant que consultant et formateur sur un large spectre de compétences en matière de marketing, de développement, d'acculturation startup et numérique.

En parallèle, j'ai initié la création d'une nouvelle communauté numérique sur le territoire du Pays de Morlaix : les Tisserands du Web. L'objectif est de construire un label autour du numérique sur le Pays de Morlaix et d'instaurer un cycle de conférences pour vulgariser le numérique par la pratique dans l'environnement professionnel. Je trouve intéressant de ramener "en territoire" l'esprit des meetups qu'on a réussi à mettre en place sur Brest avec le BrestJS et d'autres initiatives. J'aurai l'occasion de revenir dans un autre article sur le sujet !

Pour en finir pour aujourd'hui, si vous avez un projet d'application web ou mobile, n'hésitez pas me contacter. Vous aurez certainement besoin d'un growth hacker ou d'un développeur. Je peux intervenir de manière ponctuelle ou prolongée sur votre projet.